Le budget 2026 a connu un revers historique à l’Assemblée nationale, les députés ayant largement rejeté la partie « recettes » du projet de loi après plus de 125 heures de débats âpres et tendus sur les questions de fiscalité du patrimoine et de la fiscalité des grandes entreprises (404 contre, 1 pour, 84 abstentions), ce vote historique sous la Ve République remettant en cause le calendrier gouvernemental et ouvrant une phase d’incertitude primordiale avant son examen au Sénat, prévu dans un contexte politique tendu.
Rejet historique du budget 2026 après de longs débats à l’Assemblée nationale.

Le budget 2026 a été massivement rejeté à l’Assemblée nationale, dans la nuit du 22 novembre (un vote inédit sous la Ve République). Au petit matin, un peu avant deux heures du matin, 404 députés ont rejeté la partie « recettes » du projet de loi après plus de 125 heures de débats souvent difficiles autour de la fiscalité du patrimoine et celle des grandes entreprises. Ce rejet, avec un seul vote pour et 84 abstentions, a entraîné la chute de l’ensemble de texte sans que la partie « dépenses » ait été examinée.
Les groupes de gauche et le Rassemblement national ont voté contre tandis que le camp gouvernemental s’est scindé, privant la majorité d’une partie de son soutien, entre votes négatifs et abstentions. Le seul soutien provient d’Harold Huwart, député du groupe centriste Liot. Si un premier rejet avait déjà eu lieu en 2024, il n’y avait encore jamais eu un tel rejet du budget de l’Etat, revenant donc à un tournant.
Le budget au Sénat sous pression du temps, mais incertitudes.
Après son rejet historique à l’Assemblée nationale, le Budget 2026 va désormais être examiné par le Sénat. Les sénateurs devraient prise de texte dès jeudi en continuant le projet initial présenté par le gouvernement. L’adoption du budget avant la fin de l’année apparaît malaisée en délais comme en majorité. Le gouvernement s’en rassure, le Premier ministre appelant à trouver un compromis : « Il faut que cela marche ». L’étape au Sénat sera cruciale pour financer l’Etat et mettre au clair la feuille de route économique pour 2026 après le rejet massif à l’Assemblée nationale.
Le vote de rejet du Budget 2026 par l’Assemblée nationale, directement lié au contexte politique actuel, constitue un événement politique inédit sous la Ve République. Certes, son examen au Sénat n’est pas encore joué, mais il laisse entrevoir l’impossibilité pour le gouvernement de sécuriser l’adoption du texte, dans un contexte où il doit rassurer les marchés afin de stabiliser les finances publiques avant la fin de l’année.